Dans le cadre des Journées de Bordeaux (26 au 28 mars 2025) les étudiantes et étudiants de M2 ont participé à un atelier, animé par Karine Chassaing (maîtresse de conférences en ergonomie, ENSMAC, Bordeaux INP), intitulé « Parole aux ergonomes en formation » pour lequel elles et ils ont rédigé le texte suivant, reprenant une métaphore évoquée en introduction par Fabien Coutarel (maître de conférences en ergonomie, Université Clermont-Auvergne).
Analogie entre le jeune ergonome et le jeune mousse
Auteure : Sole Angelica Tosi (Université Paris 8)
Co-signataires :
Mathieu Barrere (Université de Bordeaux), Salomé Barroo (Université Paris-Saclay), Téo Collin (Université Paris-Saclay), Emma Déchaud (Université Clermont Auvergne), Emilie Dehloum (Université Clermont Auvergne), Ambre Grynszpan (Université de Bordeaux), Yasmine Jlem (Université Paris 8) et Jules Murat (Université Clermont Auvergne)
Est appelé à l’aide le jeune ergonome. La passerelle craquelant sous le pied lui permet fébrilement de s’installer à bord de son navire pour entamer son long voyage. La destination encore méconnue, il se lance avec ses maigres bagages, avec des peurs ne pouvant être mises à nu, cherchant l’aventure sans connaître le naufrage. Il atterrit dans un océan, une mer, ou serait-ce un lac ? Le moussaillon fixe quelques repères et transforme vite ses pensées en actes. Il cherche des compromis au milieu du chaos, allant à gauche et à droite en fonction des nuages, des vents, des eaux. Tantôt luttant contre la marée et tantôt suivant ce qu’il en est.
Il continue le dialogue tout au long du parcours. Entre la tête et le corps, tout ceci reste obscur. Les doutes, les craintes, les valeurs et les bonnes résolutions, un environnement parfois hostile, facilitant ou moribond.
La tâche ne paraissait pas assez complexe. Des inconnus sortant des eaux montent sur le navire : “Grâce à la co-construction, on devrait tous s’en sortir !”. La quête continue cette fois-ci à plusieurs. Un capitaine, pas compris, pas toujours suivi… D’ailleurs, capitaine… Ne serait-ce pas un leurre ?
L’ergonome voit au loin, parfois des phares, qui lui donnent des conseils et beaucoup d’espoirs ! Ces derniers sont les échanges avec des marins expérimentés se faisant aux journées de Bordeaux, aux conférences ou dans les murs de l’université.
Chamboulé, il voit enfin le bout de sa quête, se dessine progressivement, de l’île, la silhouette.
Atterrit l’équipage après toutes ces péripéties. Sont-ils heureux ? Déçus ? Tristes ou ravis ?
Difficile de prédire ce résultat, seulement à la fin on en fait le constat.
Le jeune ergonome mène donc sa barque, du mieux qu’il le peut, avec ses doutes, ses défis et ses maigres bagages pourtant si précieux. Il aura bien grandi après moult quêtes, naviguant plus serein à l’approche de tempêtes.
Peut-être que l’apprentissage réside dans le fait de naviguer… Bientôt, nous embarquons, reparlons-en dans quelques années.
